American Dad, de Seth McFarlane
Par Anansi le lundi 26 mai 2008, 17:16 - Le coin-coin des séries - Lien permanent

Série américaine dont deux saisons ont déjà été diffusé sur Canal +, American Dad c’est un peu comme moi : ça a tellement de qualités que l’on ne peut même plus les compter. Malgré tout, je vais quand même essayer, parce qu’elle le vaut bien et qu’il vous faut absolument comprendre que ce dessin animé est fantastique.
Présentation d'une famille pas
commune.
Nouvelle création de Seth McFarlane, auteur
de Family Guy (ou Les Griffins en France), American
Dad est un véritable petit bijou de dessin animé. Depuis sa première
diffusion sur la Fox en 2005, on compte maintenant 3 saisons, et ce n’est pas
près de s’arrêter. Le synopsis a déjà tout pour plaire : se focalisant sur la
vie de la famille Smith, elle retrace ses mésaventures avec un humour
absolument hilarant, proche de celui des Simpsons. Il faut dire, la famille est
assez particulière : le père de famille, Stan Smith (difficile de faire plus
américain) est un agent de la CIA, et représente l’archétype même de
l’ultra-conservateur patriote républicain.
Véritable héros Bushiste des temps modernes, il voit tous
les étrangers comme des terroristes, et n’hésite pas à sortir son flingue adoré
à la moindre occasion. Evidemment, un immense drapeau américain est cloué
au-dessus de son lit, et il a une admiration dévote pour Ronald Reagan. Sa
femme, Francine, est plus mesurée : ex-groupie et femme au foyer pas forcément
désespérée, elle subit tant bien que mal les lubies de son mari, mais également
celles de leur fille, Hayley, qui est le contraire exact de son père :
démocrate, amoureuse de la nature et de la non-violence. « Une saleté d’hippie
» résumera Stan.
Le fiston de la famille, Steve, est lui un ado en pleine
croissance, et aux hormones en suractivité… Ce qui amène des épisodes
cultissimes, comme celui où Stan cherche à lui faire comprendre les méfaits de
la masturbation. Deux éléments viennent se greffer à cette famille déjà bien
barrée : tout d’abord Roger, un extraterrestre hydrocéphale sarcastique et
plutôt efféminé, qui passe ses journées dans le grenier à regarder la télé (il
est fan de Dynastie) et s’envoyer de l’alcool par pintes. Et puis, last but
not least, nous trouvons l’extraordinaire Klaus, un poisson rouge dans
lequel la CIA a greffé le cerveau d’un champion est-allemand de saut à ski… Si
si.
Avec de vrais morceaux de cynisme
dedans.
Ce qui fait la force de la série, c’est ce ton grinçant et
cette critique constante, notamment emmenée par Stan. Parce que, là où Seth
McFarlane est très fort (et on l’avait déjà remarqué avec Family Guy,
que je trouve moins drôle que American Dad même si je n’ai pas vu
assez d’épisodes pour vraiment la juger), c’est qu’il profite de tous ces
épisodes pour balancer des critiques, qu’elles soient misogynes, racistes ou
autres. Ce n’est jamais mesquin ni extrêmement méchant, mais toujours très
drôle, beaucoup plus que chez Les Simpsons, que j’adore au demeurant.
Désireux de créer un brûlot rigolard rentrant dans le lard du politiquement
correct, les auteurs ne lésinent pas sur les thèmes abordés : les étrangers,
les psychopathes, la religion, l’anorexie, la famille, les geeks, le jeu vidéo,
les gays (« I’m a pilgrim in an unholy land !! »), les ados, les
parents, la guerre, le communisme… Tout y passe.
Par exemple, je pourrais vous citer cet épisode de la
deuxième saison où Stan, apeuré par ses nouveaux voisins qu’il considère
forcément comme des terroristes parce qu’ils sont iraniens, transforme son
jardin en véritable camp de concentration pour les obliger à lui révéler leur
prochaine attaque… Dans un autre épisode, où la famille est mutée en Arabie
Saoudite, Francine prend un malin plaisir à danser à moitié nue sur la place du
village, dans ce pays où la femme est un objet qui ne peut pas sortir sans son
mari. Et pendant ce temps, Stan s’amuse à collectionner les femmes,
évidemment.
En fait, la série joue à fond sur les clichés, Stan étant un
véritable réservoir à préjugés. Donc, les français sont sales et vulgaires, les
chrétiens sont attirés par le sexe (ils ont même fait faire un calendrier où
Dieu pose à moitié nu), les démocrates sont tous des sales pacifistes
dégoulinant, les jeunes ne sont tous que des pervers… Et surtout, tous les
américains sont beaux et intelligents, souvenez-vous de ça. Ainsi, McFarlane et
tous les auteurs distillent un humour vraiment intelligent, qui ose beaucoup
plus de choses que les Simpsons (les fans de Groening accusent
d’ailleurs McFarlane de plagiat, les séries des deux hommes étant relativement
proches) mais sans aller vers un grand n’importe quoi comme chez South
Park (qui ne m’a jamais fait marrer).
Le juste milieu, quoi. La perfection, si vous
voulez.
De plus, American Dad a su dès le départ se
distinguer de sa série sœur cadette en jouant beaucoup plus sur le comique de
situation et les différences d’opinions dans la famille, en donnant beaucoup
plus d’importance aux personnages. La famille Smith est ainsi beaucoup plus
intéressante que la famille Griffin ; les personnages sont beaucoup plus
drôles, plus charismatiques, et ont des opinions très marquées. Ils sont
également mieux dessinés : même si la patte de l’auteur est toujours très
reconnaissable, il me semble plus inspiré pour American Dad, d’un
point de vue graphique.
Par contre, on a encore d’innombrables références à la pop
culture, comme c’est le cas pour Family Guy. Les héros sont donc
constamment en train de citer des personnalités connues, ou de les faire
participer directement à l’action, comme le season finale de la première saison
mettant en scène George Clooney, ou cet épisode de la deuxième saison où Roger
se fait passer pour Kevin Bacon… A cela, il faut bien évidemment ajouter les
répliques cinglantes envoyées directement à la tronche des politiques et des
gouvernements, américains ou non (« You mean a good routine like 200 years
of democracy, or a bad routine like unicef ? »).
Donc, pour résumer, et pour reprendre la première phrase de
cette chronique, American Dad est un petit bijou. Et même beaucoup
plus. Elle a des personnages charismatiques et possédant cette point de
débilité plus ou moins marquée qui me fait marrer. Un humour pince-sans-rire,
parfois même british, qui se renouvelle sans cesse et ne s’encroûte jamais. Des
intrigues fortes et intelligentes, qui ne sont pas qu’une suite de gags. Des
références constantes à différents pans de la société, qui s’amusent tendrement
avec le politiquement correct. Et surtout, un nain dans un airbag. Avec tout
cela, comment voulez-vous qu’American Dad ne soit pas une authentique merveille
?


Commentaires
Et voilà une série que je vais m'empresser de regarder !
Sinon ça va toujours le melon toi !! :-p
Bisous
Ah ben attends, l'essentiel est de savoir reconnaître ses propres qualités ! :melon:
Tu fais bien de t'empresser, je suis sûr que tu vas adorer. Je suis pas sûr qu'ils aient sorti un DVD en France, mais y'en a des pas trop chers sur amazon.co.uk... Ou au pire tu demandes à ton "cousin" de t'en emmener, hop.
sachez que américain dad est une pure copie des Simpson.ce dessins animé exprime, pour moi, aucune histoire rigolote, les personnages sont aussi copié et ne sont très super. j'ai regardés cette série 2 foie et ça ne me plait toujours pas!!!d'autre jeunes de mon age sont d'accorts avec moi.nous préférons de loin les Simpson et futurama.si le réalisateur lis se texte je lui demande de laisser la place a futurama sur la chaine nrj12. merci de votre compréhensions.