This is the end... Hé bien voilà, la saga littéraire la plus médiatique de tous les temps se termine, pour le plus grand malheur de tous les fans... Autant les prévenir immédiatement, au cas où ils se seraient perdus sur ce site : non, cet article ne dévoilera rien de l'intrigue du tome 7, ni même quelconques anecdotes qui pourraient spoiler à la fois le tome 7 et le tome 6 (peut-être que d'autres personnes ne l'ont pas lu, et attendent le film). Voilà, vous êtes prévenus, ne vous inquiètez pas.
    Harry Potter... Je me souviens avoir lu le premier tome quand j'étais au collège, cela doit faire un peu plus de dix ans. Une décennie qui aura fait du bien au sorcier, et surtout à son auteur, qui en a profité pour s'en mettre plein les fouilles à grands coups d'adaptations cinématographiques et de produits dérivés (sans parler des ventes-mêmes des bouquins, astronomiques). Alors, évidemment, certains ne comprennent pas comment une saga de livres pour enfants peut engranger autant de buzz, alors que des cycles infiniment meilleurs peinent à décoller. Mais je ne vais rentrer ici dans la polémique des fans contre les autres, ce n'est pas vraiment l'essentiel.
    Le principal, c'est de savoir si ce septième tome tient toutes ses promesses, et parvient à boucler la boucle de manière intelligente et digne du reste de la saga. Et force est de constater (wahou, la tournure de phrase à jeter) que le pari est relevé, Harry Potter and the Deathly Hallows étant l'un des meilleurs de la saga. Il n'est pas non plus parfait, loin de là, mais le niveau général de la saga est vraiment relevé. Et ça fait plaisir, les tomes 5 et 6 n'ayant pas vraiment été merveilleux.



L'ignoble couverture normale (à gauche) et la très classe couverture adulte (à droite).

    Harry Parker. Pour parler dans un premier temps des qualités de ce tome, on sent vraiment que J.K Rowling adore l'univers qu'elle a mis en place, qu'elle chérie tous ses détails et ses anecdotes. A ce titre, Harry Potter et les Reliques de la Mort (le titre français) regorge de tout un tas d'éléments qui ne sont là que pour renforcer la mythologie, qui passeront totalement inaperçus aux lecteurs "occasionnels" mais qui feront plaisir aux gros fans, qui sont prêts à aller à la FNAC à minuit pour aller chercher le bouquin. D'ailleurs, on ressent bien que ce septième tome est bel et bien le dernier : tous les personnages que l'on a pu croiser aux fils des six premiers tomes sont là, jouant une part plus ou moins importante dans l'aventure de Harry.
    Le trio magique Harry-Ron-Hermione aura d'ailleurs fort à faire dans ce septième tome, leur quête faisant s'enchaîner les découvertes sur des personnages très importants, et révélant tout sur les moindres questions laissées en suspens. Oui, pour ça vous serez servis. Les scènes d'actions commencent dès les premiers chapitres avec une énergie impressionante, et enchaînent avec des séquences plus calmes avec une facilité déconcertante, tout cela faisant bien évidemment monter le suspens pour la scène finale, le feu d'artifice.
    Par contre - et c'est là que je commence les reproches - les relations entre les trois héros sont toujours violemment caricaturales et archétypales (voilà, il est casé), que ce soit au niveau de leur caractère même, ou de leur dialogue... On se croirait en plein film américain basique, avec des dialogues dignes des films de Michael Bay, ou encore du Spiderman tout craché ("Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités"... et ceux qui ont lu le tome 6 se rappelleront des toutes dernières pages, hilarantes), avec toute la mièvrerie que cela suppose.



    La boucle est bouclée. Par contre, la dame Rowling a vraiment réussi son coup au niveau de l'ambiance, toujours oppressante et inquiétante, jamais reposante. Sans pour autant n'être jamais vraiment angoissante ni glauque, il ne faut pas oublier qu'il s'agit d'Harry Potter... Ben oui, certaines personnes ont beau dire que la saga Harry Potter n'est pas que pour les enfants, ce n'en est pas un récit adulte pour autant. Ca se ressent d'ailleurs au niveau du style d'écriture, celui de Rowling étant carrément fade et superficiel, à des années burosses de Robin Hobb ou Philip Pullman, par exemple (au passage, les enfants, lachez Harry Potter et lisez L'Assassin Royal et A La Croisée des Mondes).
    Certains passages manquent donc cruellement d'ambition... L'épilogue étant un sommet de fadeur, là où il était censé laisser un beau sentiment d'achevé. Mais enfin, je ne vais pas exagérer non plus, Harry Potter and the Deathly Hallows est tout de même un excellent Harry Potter, parce qu'il prend le lecteur par les sentiments en faisant se relier tous les fils narratifs, pour créer l'aventure la plus périlleuse qu'Harry n'a jamais vécu. L'ensemble se lit donc très facilement, et avec plaisir, même si j'aurais préféré que la miss Rowling prenne plus de risque. Mais on a quand même droit à beaucoup de scènes mémorables, passionnantes et épiques, sans parler de la bataille finale, qui vaut clairement son pesant de cacahouètes.
    D'ailleurs, ça m'a bien fait rire de voir comment tous les journaux et JT de France se sont amusés à révéler la fin de l'histoire, et de dire que telle et telle personne meurt à la fin (certains ont parlé d'Harry, d'autres d'Hermione, etc.), alors que franchement, on s'en cogne. Ce dernier tome se savoure parce qu'il révèle des choses passionantes sur la mythologie du monde des sorciers, sur d'autres choses en rapport avec ces fameux Deathly Hallows, et tout ce qui relève de l'univers. Ce qu'il peut arriver aux héros dans la scène finale, je n'en avais personnellement rien à taper. En bref, il s'agit d'un excellent tome de la saga et il la clot avec brio, l'essentiel étant préservé. Poil au nez.