Instants volés, magie retrouvée : Final Fantasy XII
Par Anansi le dimanche 29 avril 2007, 19:24 - Canard sur canapé - Lien permanent

Encore une fois, parlons un peu jeux vidéos. Mais pas n'importe lequel, oh
non, puisque le douzième Final Fantasy est disponible depuis peu de
temps sur PS2. Après plusieurs heures de jeu passées dans les contrées
d'Ivalice, le verdict est sans appel : l'émerveillement est bel et bien
là.
A.S : Notez que cet article n'est pas un test classique de jeu vidéo. Il
s'agit avant tout d'un ressenti, plutôt qu'un test professionnel comme vous
pouvez en trouver un excellent ici.
Poétiques
présentations. Ah, Final Fantasy... Sans doute la
série de jeux de rôle la plus vendue, et l'une des valeurs sûres du secteur. A
l'heure où les jeux vidéos ne jurent plus que par la Nouvelle Génération, les
nouvelles possibilités offertes et autres Haute Définition Super Sensorielle
Avec Plein De Majuscules, le nouveau Final Fantasy est récemment sorti
sur Playstation 2 (ouais, l'ancienne, là), et entend bien mettre tout le monde
d'accord. Alors, évidemment, il est inutile de dire que le douzième (ça fait
bizarre à écrire, comme ça) volet de FF a été attendu pendant un sacré
bon moment, à la fois par les fans acharnés qui ont passé des centaines
d'heures sur les précédents, et également par les joueurs lambda, qui savent
bien que Final Fantasy est très souvent synonyme de jeu qui tue les
babouins et leur tribu. Pour ma part, je me range dans ces derniers.
Ainsi, au moment de lancer le jeu, une douce sensation de
bien-être se fait bientôt sentir... Calmement, l'ensemble se met en route.
Quand soudain, arrive la cinématique d'introduction... Et là, c'est la claque
en pleine poire, comme avec tout bon Final Fantasy qui se respecte.
Oui, les monsieurs de chez Square Enix sont des génies du
graphisme et de la programmation, et le résultat à l'écran est simplement
bluffant. Le tableau est posé d'emblée : dans la Cité Royale de Rabanastre,
d'une opulence extrême, la Princesse
Ashe et le Prince Rassler célèbrent leur mariage en grande pompe... Mais
voilà que la cité est attaquée par l'Empire d'Archadia, bien décidé à envahir
et annexer Rabanastre et tout son Royaume. Tandis que la bataille fait rage, la
somptueuse musique de Hitoshi Sakimoto
se fait plus présente que jamais... Et le tout est absolument prodigieux,
puisant dans plusieurs références telles que Star Wars ou les guerres
de la Rome Antique.
En bref, ce douzième volet ne déroge pas à la règle
d'excellence des scènes cinématiques dans un Final Fantasy. Le
scénario est également un modèle du genre, avec juste ce qu'il faut de
profondeur et de rebondissements. Les conflits entre Royaumes, les guerres, la
Résistance... Le tout est assez délicat à suivre, mais on s'y fait dès que l'on
arrive à se rappeler de tous les personnages. Le héros de l'histoire vous sera
présenté bien assez tôt, en la personne de Vaan,
délinquant humain de 17 ans au costume tout droit sorti d'une boîte
fétichiste, dont le rêve est de devenir un Pirate du Ciel. Les vaisseaux...
Sublime
architecture pour émerveillement des yeux.

Un
folklore cosmopolite (ouf). Tout, absolument tous les éléments
de Final Fantasy XII ont été créé dans le seul but d'émerveiller, de
sublimer une réalité. Flâner dans les rues de la sublime cité de Rabanastre,
les subtiles mélodies nous accompagnant, en étant rien d'autre qu'un homme au
milieu d'une population, tout cela oblige à admirer la somptuosité de l'oeuvre
des hommes de Square Enix. Dans les rues de l'antique Cité
Royale, on peut croiser des individus divers et variés, comme les Vangaas et
leur allure de reptiles, les Viéras et
leurs oreilles de lapins, ou encore les Mogs, ces
mignonnes petites créatures. D'ailleurs, ceux et celles qui auront joué à
Final Fantasy Tactics (ou Final Fantasy Tactics Advance) ne
seront pas dépaysés, FF XII reprenant le même univers ! C'est donc un
bonheur pour les fans de voir le monde d'Ivalice prendre vie sous leurs
yeux.
Pour autant, Rabanastre n'est pas la seule ville du jeu, et
les quelques centaines de jeu que vous passerez devant votre télé vous
emmeneront dans des endroits au moins aussi magiques, que ce soit des déserts,
les Plaines de Giza, ou encore la somptueuse et on ne peut plus poétique cité
suspendue de Bujherba. Les influences sont très souvent méditérranéennes, les
designers ayant réussi l'exploit de créer un monde d'une beauté folle et
empruntant autant au médiéval-fantastique qu'au folklore arabe. Sublime, tout
simplement.
Et dans cet univers d'une richesse surprenante, le héros
évolue avec une liberté totale, toujours guidé mais jamais obligé. La quête
principale vous demande bien évidemment de vous rendre à un endroit précis,
mais les protagonistes que vous rencontrerez au cours de l'aventure vous
demanderont également plusieurs choses à faire, comme aller chercher une plante
pour soigner un malade, ou tuer des monstres un peu trop encombrant. Et des
monstres, vous en aurez de toutes façons un bon paquet à combattre.

Quand le
Jeu devient Art. Mais attention, les combats ne resssemblent
plus du tout à ce qu'ils étaient dans les précédents volets de la série, où les
monstres apparaissaient au hasard et les attaques se faisaient au tour :
l'ennemi m'attaque, puis à moi, ensuite c'est à lui, ah hop maintenant c'est à
moi... Les développeurs se sont enfin rendus compte de tout l'ennui de la
chose, les combats ayant vite tendance à endormir le joueur. Désormais, les
monstres se promènent paisiblement dans les Plaines et autres terres,
n'attendant que de se faire hacher menu par le fil de votre épée (ou l'une des
innombrables armes disponibles). Tout se fait pratiquement en temps réel, le
joueur pouvant "stopper" l'action à tout moment pour utiliser un objet,
effectuer une technique spéciale, ou encore lancer un sort magique.
Ce système de combat, dynamique et vivant, est d'ailleurs à
l'image du jeu dans son ensemble. En effet, alors que je vous vantais les
vertues quasi-thérapeutiques des sublimes images cinématiques au début de cet
article, il faut également signaler qu'à aucun moment le joueur ne se sent
spectateur. Et là aussi, c'est un grand pas de franchi par rapport aux
précédents Final Fantasy, où les vidéos - certes sublimes - s'enchainaient, le
joueur pouvant pratiquement poser sa manette sur la table et attendre... Ici
les vidéos se réduisent au stricte nécessaire, permettant un bon développement
du scénario en émerveillant le joueur, mais sans le lasser.
En d'autres mots, Final Fantasy XII est là pour
rappeler que le jeu vidéo peut très bien servir la notion d'Art, tout en
n'étant pas un jeu Nouvelle Génération en Full HD et tout le tintouin. Il fait
rêver, tout simplement parce que la beauté de l'image est mise au service d'un
conte irrésistible, et d'un voyage unique dans un monde bel et bien vivant où
le joueur est la clé de voûte. Et rien que pour ça, on ne le remerciera jamais
assez. Poil au nez.
Final Fantasy XII (PS2), développé et produit par Square Enix, sortie le 22 février 2007.


Commentaires
Pfff mais pfff quoi !!!
En temps normal je suis assez fan de jeux vidéos en général et de FF en particulier depuis que j'ai découvert FF 9, mais là pfff quoi !!!
Oui bon, peut être que je ne suis pas objective et que je suis tout simplement jalouse !!! Ben oui faut dire que FF 12 me vole un peu la vedette, quand on sait que mon homme préfère passer une soirée à jouer à FF 12 plutôt que de passer la soirée avec moi (à jouer à autre chose
!), et qu'il
squatte la PS2 et donc nous on aura le plaisir de goutter à FF 12 que quand FF
2012 sortira !!!
Sinon, je dois quand même avouer que les graphismes sont superbes et que le fait que les scènes cinéma soient moins longues me séduit assez, d'autant plus que le côté spectateur était une des rares choses que je reprochais à FF.
ROOOOH! C'est même pas vrai ....
je passe pas mes soirées a joué à FFXII ! je ne joue pas!
je regarde Mr.Canard joué c'est pas pareil ! AH ah !
Bon parcontre j'ajouterais strictement rien à ce que tu as dis... c'etait parfait ! Ce jeu est un pure bijoux tout droit sortis des esprits les plus brillants des troupes de Square Enix...
Un regale.
poiles aux.... bah je sais pas tiens...
En plus c'est vrai, le Trys il fait le spectateur à chaque fois :mrgreen: Bon, tu admires un être exceptionnel faire des merveilles, donc on peut pas t'en vouloir...
Ouais, ou pas, en fait :niais: