"Deus Impeditio Esuritori Nullus" : Rome, saison 2
Par Anansi le mercredi 4 avril 2007, 16:18 - Le coin-coin des séries - Lien permanent

Le 14 Janvier 2007, débutait la seconde saison de Rome sur HBO. Deux mois et dix épisodes plus tard, la fin de la saison est arrivée, et celle de la série avec. Retour ému sur cette seconde étape dans la narration de l'Empire Romain, et ce qui fait d'elle une série mythique.
P.S : cet article contient évidemment des immenses spoilers tout moches sur la fin de la première saison de Rome, bien que l'on puisse la deviner. De même, certains éléments de la deuxième saison sont révélés (mais mineurs, rassurez-vous). Tout cela est donc à lire à vos risques et périls.
Reconstitution d'un Empire. Nous sommes le 15 mars de la
quarante-quatrième année avant Jésus-Christ. L'Empire Romain connaît ses heures
les plus sombres. Gaius Julius
Caesar vient d'être assassiné de plusieurs coups de couteau, sur le sol
même du Sénat. Parmi les meurtriers, son fils adoptif, Brutus. Un coup d'état
est en marche, avec pour seul barrière, Marc-Antoine et ses hommes, bien
décidés à venger César et reprendre son trône.
Voilà en quelques mots la situation au début de la saison 2
de Rome, qui commence directement là où la première saison s'arrête. Dès le
départ, les pions sont donc placés et le tableau s'affiche, séparés en trois :
nous avons Brutus, sa mère Servilia et ses hommes d'un coté (dont Marcus Tulius
Cicero), Marc-Antoine
de l'autre, et enfin le trio familial Atia-Octavia-Octave. Les éléments
s'enchaînent, le patchwork antique prend définitivement forme, pour débuter
avec brio une dantesque reconstitution.
A cette trame, vient s'ajouter bien évidemment l'histoire
des deux héros : Titus Pullo et Lucius Vorenus. Là aussi, la situation débute
immédiatement à la fin de la saison 1, avec Pullo retrouvant sa bien-aimée
Eirene. Concernant Vorenus, les choses sont moins joyeuses, ce qui va
d'ailleurs changer considérablement sa mentalité. Il sera beaucoup plus sombre,
beaucoup plus amoral.

"Vanity.
Vanity. It's all about vanity." D'un point de vue général, on
voit donc que le scénario est incroyablement travaillé, ce qui fait d'ailleurs
la première force de Rome. Les trames politiques s'entrechoquent, virevoltent,
et se développent, avec une véracité impressionnante. Aucune autre série ne
traite avec tant d'ambition d'un sujet aussi large et vaste, sans pour autant
noyer le spectateur dans un ensemble indigeste. Au contraire, Rome forme une
broderie fluide et naturelle, incroyablement intriquée mais toujours claire.
Ainsi, alors que la première saison traitait de la chute de la Rome de Jules
César, cette deuxième saison verra se dérouler les batailles pour sa
succession, mettant aux prises Marc-Antoine, Brutus, et Octave. Et croyez-moi,
vous n'aurez jamais vu ça.
Mais, sans parler des batailles et du scénario, les
personnages eux-mêmes sont incroyablement développés. En effet, il ne faut pas
oublier que cette deuxième saison, composée de 10 épisodes, est la dernière de
la série (coûts de production trop élevés, tu m'en diras tant). Aucune
concession n'est donc faite par rapport aux personnages, bien que je ne puisse
pas vous en dire plus sans vous spoiler. On doute constamment, incertains du
futur de nos héros, les auteurs pouvant faire disparaître n'importe qui,
n'importe quand... Et, paradoxalement, c'est justement l'un des gros points
forts de cette deuxième saison : cette sensation que tout peut
arriver.
Les auteurs ne ménagent donc pas leur héros, cela venant
également du fait de l'absence de personnages principaux, qui se mettraient sur
un piédestal par rapport aux autres. Certes, on pourrait dire que Titus Pullo
et Lucius Vorenus sont sur le devant de la scène, mais cet état de fait n'est
finalement pas très marqué. Personne n'est finalement indispensable, tous les
protagonistes étant des pions de l'élément supérieur, le fil conducteur commun.
L'histoire ne sert pas les héros, ce sont les héros qui sont au service de
l'Histoire.

Thirteenth
Forever. Rome ne serait pas ce qu'elle est, sans des décors
sublimes... Et encore une fois, préparez-vous à être émerveillés. En effet,
même si l'effet de surprise de la saison 1 est passé, les décorateurs,
armuriers ou autres costumiers ne se sont pas reposés sur leur laurier, et ont
abattu un travail de titan. Que l'on soit à Rome, au bord de l'eau, en Egypte
dans le palais de
Cléopatre, ou ailleurs, chaque lieu est splendide et le sens du détail des
responsables est simplement impressionant. Mais nous sommes pourtant loin du
"HollyRome" vanté par les superproductions en tous genres : le talent
vient ici de la volonté de véracité crasse, s'éloignant des clichés "piliers
blancs et blanches toges". Tous les efforts sont mis en oeuvre pour
littéralement nous subjuguer, et nous emmener en plein monde romain.
Et qui dit "monde romain", dit bien évidemment débauche,
sexe et violence... Encore une fois, la série ne recule devant aucun vice, et
le résultat est incroyable. Ce génie qu'est Alexandre Astier
(Kaamelott, la meilleure série française, et l'une des meilleures tout court)
en a justement parlé lors d'une récente interview : la chaine HBO (qui diffuse
Rome) a cette qualité de laisser une liberté entière et totale aux auteurs,
pour faire ce que bon leur semble, et comme ils le veulent. Il ne faut donc pas
s'étonner du coté "hardcore" de Rome, ni du fait que les personnages prononcent
le mot « fuck » à tout bout de champ. Oui, ce n'est qu'un mot (si si,
vérifiez) mais c'est aussi lourd de symbole et très représentatif, quant à
l'absence complète de censure.
Bref, et parce qu'il faut bien conclure, la saison 2 de Rome
confirme bien mon avis : il s'agit là de la meilleure série de tous les temps.
Avec une ambition titanesque, une classe folle, un scénario à rebondissement
(et je suis loin de vous avoir tout dit, notamment concernant le rôle de la
sublissime Cléopatre),
des décors et costumes sublimes et une liberté totale permettant tous les
excès, les qualificatifs viennent à manquer pour la décrire. Parlons également
des personnages au charisme divin, avec notamment Marc-Antoine (James
Purefoy), l'homme le plus classe du monde juste derrière John
Crichton, et Octavian (Simon Woods) vraiment jouissif en
Michael Corleone doublé d'une perversion presque vicérale.... Après les dix
épisodes de cette saison 2, le plus beau joyau de la télévision vient de
s'éteindre, et je me demande si je retrouverai toutes ses qualités dans une
autre série un jour. So long, and thank you...
Rome, de Bruno Heller, dont
la saison 2 arrive bientôt sur Canal +


Commentaires
article non lu... bon tu as cité John Crichton ça rattrape le coup tu le savais hein, je regarderai sur canal quand meme ...que si on revoit ma reine "je suis porte-ouverte" cleopatre :p
Sniiiiiiif !!!
Je suis dégoutée, je pensais qu'il y aurait plus de deux saisons ! D'autant plus que cette saison ne comporte que 10 épisodes, pourquoi toutes les bonnes séries finissent-elles toujours trop tôt !!!
Je n'ai pas encore eu le plaisir de regarder cette saison, j'attendais de l'avoir entière avant de la regarder, maintenant que c'est chose faite et que prison break est fini, je vais pouvoir me consacrer entièrement à mon Marc-Antoine !!!
Dès que j'aurais fini cette ultime saison, je repasserai faire un petit coucou pour donner mes impressions (qui je n'ai aucun doutes la dessus, seront très favorables !)
"je vais pouvoir me consacrer entièrement à mon Marc-Antoine"
Et tu vas pouvoir te faire plaisir, vu qu'il est vraiment l'un des persos que l'on voit le plus ^^
Puis je suis aussi carrément dégouté que la saison s'arrête, et que la saison 2 en compte que 10 épisodes... Enfin, il faut se dire que les épisodes durent de 55 minutes à 1h chacun, au lieu des 40' et quelques en général, c'est déjà ça.
Bon aller !!! dés que mon disque dur ne fait plus la gréve et comme je vais bientot avoir fini mes rdv avec Michael Scofield je vais me mettre à regarder cette série parcqu'ils sont toujours bons des tuyaux Mr Canard !!!
...pas drôle... je voulais faire une eloge super classieuse sur (roulement de tambour, confetis, serpentin,..Feux d'artifices !!!) " Rome " !!
mais tout a déjà etait dit.... :snifouille:
ah si juste une chose ! il est pas beau Marc-Antoine ! il est grasouillé et barbu ! c'est moche ! et toc !
voila c'est tout se que j'ai trouvé pour tenter de le descendre au pres de la gente (alu xD) feminine...
-De quoi? jaloux? moi?... Naoooonn ! -_-
Bon, stop aux âneries de bas etages ! Que ceux qui n'ont pas vu (roulement de tambour, confetis, serpentin,..Feux d'artifices !!!) " Rome " avant la fin du mois sois flagelé sur place publique ! :niais:
non mais... si mÔnsieur canard dit qu'il faut le voir c'est que c'est de la boulette atomique !
ps: pour les cirages de pompes j'accepte les cartes de credit, les cheques et toute autres forme de paymant.
"dés que mon disque dur ne fait plus la gréve et comme je vais bientot avoir fini mes rdv avec Michael Scofield je vais me mettre à regarder cette série parcqu'ils sont toujours bons des tuyaux Mr Canard !!!"
Voilà un bon choix ! Tu vas voir, ça va te changer du rythme super-rapide tout fou-fou de Prison Break
"Bon, stop aux âneries de bas etages ! Que ceux qui n'ont pas vu (roulement de tambour, confetis, serpentin,..Feux d'artifices !!!) " Rome " avant la fin du mois sois flagelé sur place publique ! :niais:"
Très bien résumé :D Parce que (roulement de tambour, confettis, serpentin... Feux d'artifices !!!) " Rome " ça tue les ours et toute leur famille :niais: