L'histoire d'un canard numérique...

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Le canard et la musique

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jeudi 26 août 2010

Surfing The Void, de The Klaxons

Oh là là, les Klaxons, vous vous rappelez ? Mais siiiiiii, les Anglais là, avec leurs synthés et leur album qui a tout pété, que maintenant c'est la pub pour le shampooing Fructis ! Non ? Bon, c'est vrai que trois ans sont passés, et qu'en musique c'est un peu l'éternité. Toujours est-il qu'ils arrivent avec leur nouvel album, à la création laborieuse (d'où les trois ans), et au résultat pas franchement glorieux. Ouaip, Surfing the Void, est moyen, au mieux, et encore c'est parce que je suis un gentil garçon. Et sinon vous, ça va ?

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mercredi 18 août 2010

The Suburbs, de Arcade Fire

Un troisième album, c'est toujours compliqué. C'est le temps de la confirmation, de la preuve que les espoirs placés en vous n'étaient pas vains. Beaucoup de groupes s'y sont cassés les dents (demandez à Oasis), mais si vous avez suffisamment la tête froide, vous pouvez aussi montrer à tout le monde que vous êtes au-dessus du lot. Pour Arcade Fire, la situation était rendue encore plus compliquée par tout le buzz qui les entoure dans les milieux de la musique indie. Mais, à l'écoute de The Suburbs, une chose est claire : les montréalais n'ont rien à carrer de la pression. Ils ont tout simplement sorti un disque majeur, à la fois plus ambitieux et plus accessible que les précédents, en prenant le risque de chercher de nouveaux sons sans se préoccuper du reste. Vraiment très fort.

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samedi 26 juin 2010

The Ghost Who Walks, de Karen Elson

Dans la famille White, après le père Jack, je voudrais la femme : Karen Elson. Évidemment, avec un tel mari à la maison, arrive forcément le moment où elle aussi se met à faire de la musique. Sauf que Karen Elson est mannequin, et en bons cyniques, on s'attend tous à une folk de bas étage avec une petite voix tremblotante qui ne sait pas chanter. L'expérience française, quoi. Alors, forcément, quand on voit débouler un très bon album de folk-rock vintage, avec une vraie ambiance et un sens du détail exacerbé, on change d'avis. Un petit coup de cœur, qui fait du bien là où ça fait mal.

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jeudi 10 juin 2010

Brothers, de The Black Keys

Le meilleur groupe de blues-rock actuel est de retour, et ce n'est franchement pas pour nous jouer un mauvais tour (oui, j'ai de belles références). Deux ans après l'excellent Attack & Release, produit par Danger Mouse, les Black Keys autoproduisent Brothers, un nouvel album plus lent et atmosphérique, mais pas moins acéré ni groovy. Le duo amène en fait sa musique sur de nouvelles cimes, pour un album qui est sans conteste leur chef-d'œuvre.

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mardi 18 mai 2010

Sea Of Cowards, de The Dead Weather

Plus énervés et sexuels que jamais, les Dead Weather reviennent pour un deuxième album qui, s'il est plus maitrisé que le premier, n'en est pas moins moyen. Le quatuor, toujours mené par Jack White à la batterie et Alison Mosshart au chant, livre un album où planent les ombres de Led Zep et Black Sabbath, mais c'est juste dommage que ce bordel volontaire ne soit pas plus maitrisé. Alors oui, ça sent le diesel et la sueur, tout ça est bien crado, mais le Roi Jack (puisque c'est avant tout lui qui est aux commandes) est capable de bien mieux.

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lundi 3 mai 2010

"13 songs of summer" : Volume Two, de She & Him

Quand il fait un temps aussi pourri qu'en ce début de mois de mai, un petit coin de soleil est toujours appréciable, non ? Un instant de calme, souriant, c'est ce que nous offre She & Him, avec un deuxième album qui suit la voie ouverte par un Volume One que j'avais adoré. Au programme, une Zooey Deschanel toujours aussi choupinette et un M. Ward toujours aussi virtuose, pour un album pop Beach-Boysien qui nous ramène tout droit dans les sixties.

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dimanche 11 avril 2010

I Speak Because I Can, de Laura Marling

I Speak Because I Can, le deuxième album de l'anglaise Laura Marling, est un pur chef-d'oeuvre. Sachez-le. Tout dans ce disque frôle (et touche très souvent) la perfection, des subtils arrangements folks aux rythmes mystiques en passant par les paroles toujours imprégnées d'une intelligence rare. La musique folk de cette jeunette de 20 ans m'a littéralement scotché, comme je ne l'avait jamais été depuis le Highway 61 Revisited de Dylan. Un bijou rare, destiné à être l'une des œuvres majeures de l'année, je vous le garantis.

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