L'histoire d'un canard numérique...

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dimanche 14 mars 2010

Plastic Beach, de Gorillaz

Cinq ans après l'excellent Demon Days, le groupe virtuel de l'ancien leader de Blur revient pour un troisième album, Plastic Beach, marquant à plusieurs niveaux. D'une part parce que la liste des invités est phénoménale (Snoop Dogg, Lou Reed, Mos Def, De La Soul, Mick Jones, Bobby Womack...), d'autre part parce que, contrairement à ce que l'on pourrait attendre de Gorillaz, Plastic Beach est un album profond, qui doit s'écouter plusieurs fois dans sa totalité pour en apprécier les qualités. Ceux qui recherchent un autre Clint Eastwood seront déçus, mais la réussite de cet album ne fait aucun doute.

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samedi 6 mars 2010

Broken Bells, de... Broken Bells

Ceci est l'histoire de Danger Mouse, producteur indie de génie, et James Mercer, leader de l'excellent groupe The Shins. Après s'être rencontrés en 2004 lors d'un festival danois, ils décident de monter un groupe ensemble. Comme ça, boum. Leur emploi du temps est chargé mais, six ans plus tard, voilà la naissance du projet Broken Bells, et son premier album. Un très bon disque, qui mêle à la fois les expérimentions hip-hop et dub de Danger Mouse, et les mélodies de James Mercer. Du bon son, m'sieurs dames.

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lundi 1 mars 2010

Shutter Island, de Martin Scorsese

De prime abord (oui, j'aime commencer mes chroniques par des expressions moisies), Shutter Island a l'air d'être l'un des films les plus "hollywoodiens" de Scorsese. Un thriller d'apparence simple, qui tranche avec les films charismatiques aux héros méga-classieux qu'il peut réaliser, comme encore récemment avec Les Infiltrés. Et pourtant, en adaptant le livre de Dennis Lehane, Martin Scorsese réalise son film le plus troublant et habité depuis un très long moment. Shutter Island est un modèle du genre, avec un scénario extrêmement bien ficelé et une réalisation à tomber par terre. Bienvenue à Shutter Island ; on ne vous garantit pas que vous repartirez indemne, mais le séjour sera mémorable.

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mercredi 24 février 2010

In The Air, de Jason Reitman

Jason Reitman (Thank You For Smoking, Juno) continue sur sa lancée des comédies sociales satiriques, avec cette fois l'histoire d'un homme parcourant le monde pour licencier des employés. Le cynisme du personnage, joué à merveille par Clooney, marche très bien, mais le film lui-même se révèle plutôt inégal : fantastique dans sa première partie, le rythme baisse progressivement, pour toucher le fond à la fin. Tout cela parce que, à l'instar d'un Michael Moore qui ne fait plus peur à personne, le réalisateur n'assume pas complètement ses propos et tient à revenir sur les bons sentiers confortables de la moralité. Dommage.

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dimanche 21 février 2010

Fantastic Mr Fox, de Wes Anderson

En ce moment, c'est la mode des adaptations de livres pour enfants chez les cinéastes branchouilles des Etats-Unis. Après Spike Jonze s'attaquant (avec beaucoup de talent) à Where The Wild Things Are, voici Wes Anderson racontant l'histoire de Fantastic Mr Fox, bouquin de Roald Dahl. On connait toute la maestria du réalisateur, et le fait qu'il s'agisse ici d'un film d'animation ne change rien ; la classe de Wes Anderson transparait à l'écran, offrant un conte burlesque à la créativité incroyable, magnifique sur le fond comme sur la forme.

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samedi 13 février 2010

Contra, de Vampire Weekend

Auréolés de toute la hype qui avait entouré leur premier album, les Vampire Weekend reviennent, avec un excellent deuxième album. Tout en gardant leur recette magique à base de pop percutante à tendance africaine, les New-Yorkais se font plus intelligents, en expérimentant plusieurs styles. Contra est donc la continuité idéale du premier disque, et Vampire Weekend montrent une nouvelle fois que, quand il s'agit de se fournir en harmonies joyeuses qui sentent bon l'été, on peut compter sur eux.

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mercredi 3 février 2010

Invictus, de Clint Eastwood

Clint nous revient, pour nous parler cette fois-ci de Nelson Mandela et de la coupe du monde de rugby 1995 en Afrique du Sud. L'occasion de parler de l'Apartheid, et d'un pays en reconstruction encore très marqué par les clivages blancs-noirs. Invictus est donc un film passionnant, mais on peut regretter qu'il soit trop unidirectionnel et subjectif pour qu'il émeuve réellement. Et puis, entre un Mandela aux allures de Dieu, des scènes mièvres mal gérées et une intensité mal dosée, le film n'est définitivement pas l'un des meilleurs du réalisateur. Malgré tout, beaucoup de qualités restent présentes, donnant tout son intérêt au film.

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